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Découvrez les saveurs du Cocktail transport!
 
Transport écologique

Trousse Cocktail
transport

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ou naviguez dans la trousse au moyen des liens suivants.

Vous désirez savoir les coûts financiers et environnementaux reliés à vos modes de transport? Faites le calcul !

     
 

A-Ça goûte bon le Cocktail transport
1-Le prix

2-Le temps
3-La sécurité
4-Le Cocktail Molotov

B-Les ingrédients du Cocktail transport

1. La location
2. Le partage de voiture
3. Le transport en commun et le taxi
4. Le transport interurbain
5. La marche, le vélo et le patin
6. Les services de livraison

C-Le Cocktail d'exercices

1. Où habitez-vous?
2. Quels sont vos besoins?
3. Quel est votre budget?
4. Avez-vous le temps d'avoir une voiture?

 
     

A-Ça goûte bon le Cocktail transport

Le citoyen interurbain

Jean Boutet, adjoint spécial pour un ministre: «il y a deux avantages importants à ne pas avoir de voiture. Tu fais de l'exercice et tu es libre. Libéré des contraintes, du trafic, de l'attention constante que demande la conduite, de te déplacer aussi! Parce qu'au centre-ville, ce n'est pas évident de t'arrêter n'importe où…

Mon travail fait que je me déplace parfois plusieurs fois par semaine entre Ottawa, Montréal et Québec, où j'ai ma résidence principale. Je vis donc dans un immense espace urbain dont l'est est la ville de Québec et l'ouest la ville d’Ottawa. Pour moi, passer d'une ville à l'autre c'est comme changer de quartier. Et la gare centrale de Montréal, c'est mon pivot. Je peux y arriver, me changer pour mettre un habit, ranger mes bagages en consigne, aller à une réunion, puis repartir! Et il y a tellement de départs d'autobus interurbain que ma flexibilité est totale.

En fait, actuellement, mes déplacements sont payés par mon employeur, mais avant, je voyageais autant et je me suis rendu compte que ne pas avoir de voiture était très avantageux. L'année où je l'ai calculé, mes transports ne me coûtaient même pas 3000$, alors que selon le CAA, avoir une voiture coûte plus de 9000$.

Pour moi, le transport, c'est un moment privilégié de repos. Six heures d'autobus entre Ottawa et Québec à ne penser à rien, à regarder le paysage, l'esprit libre, je ne m'en lasse pas! Et pour mes déplacements locaux, j'ai sur moi des billets d'autobus pour les trois villes.

Mon rapport au transport en commun est aussi lié à une volonté de contribuer à la diminution des gaz à effet de serre. Ça fait partie de mes valeurs…» Il y a mille et une raisons de se déplacer autrement qu’en voiture, en voici quelques unes.

1. Le prix

Selon l’Association canadienne des automobilistes (CAA), chaque année le Canadien moyen dépense 9060 $ pour être propriétaire d’une voiture et parcourir 18 000 kilomètres. Outre la nourriture et le loyer, il s’agit du poste budgétaire le plus important d’une famille. Cette somme, qui varie entre 6891$ et 11 963$ selon le type de véhicule et la province de résidence, comprend l’amortissement, les intérêts, l’entretien et l’essence, mais ne compte pas le stationnement, le déneigement, les contraventions et encore moins les coûts indirects comme le temps perdu dans la congestion routière.

Il est pourtant possible d’être moins dépendant de la voiture en utilisant un mélange de moyens de transport qui vous coûtera moins cher que l’achat d’une voiture et sera souvent aussi efficace. Ce mélange se nomme Cocktail transport.

Il n’est pas nécessairement efficace d’acheter une voiture qu’on utilisera une ou deux heures par jour. Il vaut mieux payer pour une voiture SEULEMENT lorsqu’on l’utilise, et ce, même si vous dépensez des milliers de dollars pour la location de voitures et l’utilisation de taxis. Dans la région de Montréal, où 50% des adultes ne possèdent pas de voiture, un ménage moyen dépense seulement 329$ par mois pour se déplacer, ce qui est bien en deçà de la moyenne québécoise.

Si vous vous déplacez pour le travail, vos dépenses peuvent être soit remboursées par votre employeur soit déduites de vos impôts dans le cas des travailleurs autonomes. Évidemment, ceci s’applique également aux déplacements en voiture, mais puisqu’on doit la payer de toute façon, on n’y pense pas toujours.

À titre d’exemple, voici trois budgets de ménages de deux personnes qui possèdent une ou deux voitures ou qui n’en possèdent pas du tout. Selon ces budgets et le degré de dépendance à la voiture, le coût du transport peut varier de 400$ à 1400$ par mois pour des déplacements d’une efficacité semblable. Évidemment, chaque personne ou famille a des besoins particuliers. Il s’agit de trouver le Cocktail qui convient le mieux à vos besoins et à votre portefeuille. Par la suite, il ne vous restera qu’à décider quoi faire avec les économies que vous réaliserez…

Budget annuel pour 2 voitures en banlieue

Pour un ménage de deux adultes de la région de Montréal qui utilisent chacun leur propre voiture.

Voiture privée (1)
Frais fixes
Dépréciation (2) 8740$
Financement (intérêts sur votre prêt voiture) 1782$
Assurances 1924$
Permis et immatriculation ((255$ + 43$) X 2) 596$
Frais variables
Essence et huile(0,0899$ X 18 000 km X 2 voitures) 3298$
Entretien (0,029$ X 18 000 km X 2 Voitures) 1044$
Pneus (0,0186$ X 18 000 km X 2 voitures) 669$
Stationnement, contraventions, déneigement, accessoires et autres (0,01$ X 18 000 km X 2 voitures) (3) 360$
Sous-total 18 413$
Transports actifs
Vélo 0$
Marche 0$
Sous-total 0$
Transports en commun
Billets pour transport urbain (6 billets / mois X 6 mois) 135$
Cartes mensuelles pour transport urbain 0$
Voyages interurbains en train ou en autobus 0$
Taxis
(sorties au centre-ville ou lorsqu'il y a consommation d'alcool)
100$
Sous-total 235$
Partage ou location de voiture
Location de voiture 0$
Total (pour l'année) 18 648$
Coût par jour 51,09$
Coût par mois 1554$

Notes pour le tableau
(1) Les coûts d'utilisation d'une voiture sont ceux calculés par le CAA, sauf pour les frais de stationnement, déneigement, etc., qui sont une évaluation de Michel Labrecque, Cocktail transport (1997), ainsi que pour «Permis et immatriculation», qui est le coût réel dans la région de Montréal.

(2) L’amortissement est égal à la valeur de la voiture à l'achat, moins sa valeur lors de la revente, divisée par le nombre d'années d'utilisation (exemple: 20 000$ - 5000$ = 15 000$ / 5 ans = 3000$).

(3) Pour un usage minimal de stationnements et parcomètres. Ces coûts augmentent considérablement si vous devez payer des frais mensuels de stationnement. Par exemple, un espace de stationnement dans le centre-ville de Montréal peut coûter entre 80$ à 150$ par mois, soit 960$ à 1800$ par année.

Budget annuel pour Cocktail voiture

Pour un ménage de deux adultes de la région de Montréal: l’un qui utilise la voiture et l’autre qui utilise le vélo et la marche l’été et le transport en commun et le taxi l’hiver.

Voiture privée (1)
Frais fixes
Dépréciation (2) 4370$
Financement (intérêts sur votre prêt voiture) 891$
Assurances 962$
Permis et immatriculation ((255$ + 43$)) 298$
Frais variables
Essence et huile(0,0899$ X 18 000 km X 1 voiture) 1618$
Entretien (0,029$ X 18 000 km X 1 voitures) 522$
Pneus (0,0186$ X 18 000 km X 1 voitures) 334$
Stationnement, contraventions, déneigement, accessoires et autres (0,01$ X 18 000 km X 1 voiture) (3) 180$
Sous-total 9175$
Transports actifs
Vélo 200$
Marche 0$
Sous-total 200$
Transports en commun
Billets pour transport urbain (12 billets / mois X 6 mois) 135$
Cartes mensuelles pour transport urbain (6 mois X 61$) 366$
Voyages interurbains en train ou en autobus
(7 aller-retour Mtl-Qué)
600$
Taxis (10 courses de 10$ par mois pour 6 mois) 600$
Sous-total 1701$
Partage ou location de voiture
Location de voiture (4 jours de location) 200$
Total (pour l'année) 11 076$
Coût par jour 30$
Coût par mois 923$

Notes pour le tableau
(1) Les coûts d'utilisation d'une voiture sont ceux calculés par le CAA, sauf pour les frais de stationnement, déneigement, etc., qui sont une évaluation de Michel Labrecque, Cocktail transport (1997), ainsi que pour «Permis et immatriculation», qui est le coût réel dans la région de Montréal.

(2) L’amortissement est égal à la valeur de la voiture à l'achat, moins sa valeur lors de la revente, divisée par le nombre d'années d'utilisation (exemple: 20 000$ - 5000$ = 15 000$ / 5 ans = 3000$).

(3) Pour un usage minimal de stationnements et parcomètres. Ces coûts augmentent considérablement si vous devez payer des frais mensuels de stationnement. Par exemple, un espace de stationnement dans le centre-ville de Montréal peut coûter entre 80$ et 150$ par mois, soit 960 à 1800$ par année.

Budget annuel pour Cocktail de ville sans voiture

Pour un ménage de deux adultes de la région de Montréal qui utilisent principalement le vélo et la marche l’été et le transport en commun et le taxi l’hiver.

Voiture privée (1)
Frais fixes
Dépréciation (2) 0$
Financement (intérêts sur votre prêt voiture) 0$
Assurances 0$
Permis et immatriculation ((43$) X 2) 86$
Frais variables
Essence et huile(0,0899$ X 18 000 km X 1 voiture) 0$
Entretien (0,029$ X 18 000 km X 1 Voiture) 0$
Pneus (0,0186$ X 18 000 km X 1 voiture) 0$
Stationnement, contraventions, déneigement, accessoires et autres (0,01$ X 18 000 km X 1 voiture) (3) 36$
Sous-total 122$
Transports actifs
Vélo 400$
Marche 0$
Sous-total 400$
Transports en commun
Billets pour transport urbain (12 billets / mois X 6 mois X 2 pers.) 270$
Cartes mensuelles pour transport urbain (6 mois X 61$ X 2 pers.) 732$
Voyages interurbains en train ou en autobus 1 200$
Taxis (10 courses de 10$ par mois pour 6 mois) 1 200$
Sous-total 3 924$
Partage ou location de voiture
Location de voiture
(une fin de semaine par mois, 45$ par jour 300 km aller-retour incluant l'essence)
1 403$
Total (pour l'année) 5 327$
Coût par jour 15$
Coût par mois 444$

Notes pour le tableau
(1) Les coûts d'utilisation d'une voiture sont ceux calculés par le CAA, sauf pour les frais de stationnement, déneigement, etc., qui sont une évaluation de Michel Labrecque, Cocktail transport (1997), ainsi que pour «Permis et immatriculation» qui est le coût réel dans la région de Montréal.

(2) L’amortissement est égal à la valeur de la voiture à l'achat, moins sa valeur lors de la revente, divisée par le nombre d'années d'utilisation (exemple: 20 000$ - 5000$ = 15 000$ / 5 ans = 3000$).

(3) Pour un usage minimal de stationnements et parcomètres. Ces coûts augmentent considérablement si vous devez payer des frais mensuels de stationnement. Par exemple, un espace de stationnement dans le centre-ville de Montréal peut coûter entre 80$ de 150$ par mois, soit 960$ à 1800$ par année.

2. Le temps

En ville, la voiture n’est pas reine!
Avez-vous déjà vu une publicité d’automobile dans laquelle l’automobiliste est pris dans le trafic? Sans doute que non. Ces publicités ont plutôt tendance à vanter la vitesse et la puissance d’accélération des voitures. Mais qui serait le gagnant dans une course de porte-à-porte entre un cycliste, un usager du transport en commun et un automobiliste à l’heure de pointe au centre-ville? Il y a longtemps que les entreprises urbaines de livraison de courrier ont trouvé la réponse à cette question: c’est le cycliste. L’usager du transport en commun prend normalement la deuxième place et l’automobiliste (qui doit trouver un stationnement) est souvent le dernier.

Évidemment, l’efficacité de chaque mode de transport varie énormément selon votre lieu de résidence et vos destinations régulières. Pour mesurer l’efficacité de vos déplacements, il faut comparer des trajets de porte-à-porte. Combien de temps vous faut-il pour vous rendre en voiture au travail, à l’école ou à l’épicerie en comptant le stationnement et la marche entre ce stationnement et votre destination finale? Et qu’en est-il des autres modes comme le transport en commun, le vélo, la marche, ou une combinaison de ceux-ci? Si vous habitez sur l’ïle de Montréal, la section «Tous azimuts» du site Web de la STM (www.stm.info) non seulement vous propose le meilleur trajet (incluant les distances à marcher) mais il vous indique également le temps pour chaque déplacement demandé.

L’entretien d’une voiture prend du temps
Si vous avez une voiture, vous investissez beaucoup de temps pour vous déplacer, et ce, avant même de tourner la clé de votre engin. Combien de temps passez-vous à magasiner les garagistes, assureurs, détaillants de pneus et d’autres accessoires nécessaires à son entretien? Combien de temps passez-vous à faire le plein d’essence, à la laver, à la déneiger, ou à déneiger votre espace de stationnement? Quinze minutes pour se rendre à une station-service et faire le plein peut paraître banal, mais si vous le faites deux fois par semaine, vous y consacrez 26 heures par année!

Que faites-vous en conduisant?
Enfin, que faites-vous pendant vos déplacements? Est-ce plus efficace de marcher 30 minutes par jour pour faire les commissions ou d’y aller en voiture et ensuite de passer 30 minutes dans un centre de conditionnement physique à marcher sur un tapis roulant? Par ailleurs, le taxi et les transports en commun offrent à l’usager la possibilité de lire, travailler, manger, dormir, discuter et même boire un Cocktail! Même si le temps de déplacement de certains trajets est parfois plus rapide en voiture, votre emploi du temps ne sera pas nécessairement plus efficace.

3. La sécurité

Qui ne connaît pas quelqu’un qui a été impliqué dans un accident de voiture ou, pire, qui a perdu un proche? À l’inverse, même s’ils sont plus spectaculaires, les accidents de train, d'autobus ou d’avion sont relativement rares. Selon la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), les accidents de la route font des milliers de victimes chaque année dont: pour l’année 2002, 5450 avec blessures graves, 47 937 avec blessures légères et 703 décès. Enfin, la conduite avec facultés affaiblies est reliée à 35% des décès et à 20% des victimes avec blessures graves.

De son côté, le Cocktail transport favorise une utilisation minimale de la voiture et l’utilisation du taxi ou du transport en commun lorsqu’on sait que l’alcool sera de la partie.

Par ailleurs, qu’en est-il des crimes contre la personne? La plupart des grandes sociétés de transport en commun possèdent leur propre service de sécurité en plus de caméras et autres dispositifs qui assurent une certaine surveillance des arrêts d’autobus, stations de métro et autres lieux. Est-ce plus dangereux d’attendre l’autobus au coin de la rue, de prendre un taxi ou de chercher sa voiture dans une petite rue ou un stationnement obscur? En ce qui concerne la sécurité des personnes (au-delà des accidents de la route), rien n’indique qu’un mode soit plus sécuritaire que l’autre.

Selon la SAAQ, les jeunes de 20 à 24 ans sont plus susceptibles d’être impliqués dans des accidents que d’autres conducteurs et l’alcool au volant est un problème particulièrement important pour ce groupe d’âge. Ainsi, les parents qui laissent leurs adolescents emprunter la voiture familiale pour les sorties ont certainement plus à craindre des accidents reliés à l’alcool au volant que de tout autre type d’incident.

4. Le Cocktail Molotov

Ce n’est pas seulement le bilan routier qui fait de la voiture un élément négatif pour la société. La surutilisation de l’automobile privée a aussi d’énormes impacts à la santé humaine et l’environnement. En réduisant notre dépendance sur la voiture privée, le Cocktail transport nous aidera à éviter de faire de notre environnement un méga Cocktail Molotov.

L’air que l’on respire
La mauvaise qualité de l’air est l’impact le plus évident de la voiture sur notre santé. La voiture est en grande partie responsable de la poussière, du monoxyde de carbone et de la formation du smog dans les agglomérations urbaines. Selon le gouvernement du Canada, 16 000 personnes, surtout des personnes âgées ayant des problèmes respiratoires, décèdent prématurément à cause de la mauvaise qualité de l’air dans les villes, et ce, à chaque année. Dans la région de Montréal, il s’agit de 1900 décès prématurés par année. Et ce ne sont pas seulement les citadins qui en souffrent. Certaines banlieues et régions rurales sont aussi affectées que les villes puisque le vent déplace la pollution sur de longues distances.

Par ailleurs, la formation du smog est accentuée par la chaleur. Ainsi, lors des journées de canicules, le nombre d’admissions dans les hôpitaux reliées aux maladies respiratoires augmente. À Toronto, par exemple, 20% de toutes les admissions pour problèmes respiratoires sont attribuables à la pollution de l’air en été. Enfin, l’incidence d’asthme chez les jeunes ne cesse d’augmenter et la pollution de l’air extérieur est possiblement l’une des causes de cette tendance.

Changements climatiques
La Terre est entourée d’une couche de gaz à effet de serre comme la vapeur d’eau, le dioxyde de carbone (CO), le méthane (CH4) et l’oxyde d'azote (NO). Ces gaz emprisonnent une partie de la chaleur du soleil comme le fait une serre pour légumes. Sans l’effet de serre, la température de la planète serait d’environ -18° Celcius . Plusieurs activités humaines émettent des gaz qui amplifient l’effet de serre et augmentent ainsi la température de la planète.

À priori, une planète plus chaude pourrait nous sembler une bonne chose. Mais c’est tout le contraire. Premièrement, c’est la température moyenne de la planète qui augmente: à certains endroits, la température se refroidie et à d’autres, elle augmente en flèche. C’est pour cette raison que l’on parle de changements climatiques plutôt que de l’effet de serre. Aussi, le réchauffement se fait à un rythme très rapide et il sera difficile, voire impossible, de s’y adapter. Il y a 5 000 ans, la température de la Terre était de cinq degrés Celcius plus froid et nous étions dans une ère glaciaire. Selon le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations Unies qui réuni 500 experts, depuis 100 ans, la température moyenne a déjà augmenté de 0,6° Celcius et elle augmentera de quatre à six degrés celsius, selon le modèle climatique utilisé, d’ici les 100 prochaines années. C’est une augmentation énorme en très peu de temps!

Voici quelques impacts des changements climatiques selon des scientifiques d’Environnement Canada et d’ailleurs.

Au Canada

  • Les événements extrêmes, comme les inondations au Saguenay (1996) et la Crise du Verglas (1998) deviendront plus fréquents.
  • Le nombre de journées de canicule augmentera, ainsi que les décès reliés à la chaleur. À Montréal, par exemple, on évalue que ces décès passeront de 70 par année à 460 d’ici 2020.
  • L’assèchement du climat et l’augmentation des températures risquent de provoquer davantage de feux de forêt.
  • Le niveau du St-Laurent risque de descendre à un niveau si bas qu’une partie des activités de navigation sera compromise. Une hause de 5 c provoquerait une baisse de 30 à 40% du débit du St-Laurent
  • 45% des espèces animales au Canada pourraient êtres altérées ou disparaître, comme l’ours polaire, dans les 100 prochaines années.

Dans le reste du monde

  • Des pays insulaires entiers risquent de carrément disparaître sous l’effet de la fonte des glaciers et de la hausse du niveau de la mer. D’autres, comme le Bangladesh, risquent d’y perdre une grande portion de leur territoire.
  • Les récifs de corail risquent de complètement disparaître d’ici l’an 2100, tout comme plusieurs autres espèces marines.

Des températures plus chaudes dans les pays nordiques pourraient faire en sorte que certaines maladies tropicales y fassent leur apparition. En 1998, par exemple, une Torontoise a contracté la malaria d’un moustique local. Il s’agissait du premier cas rapporté du genre. Récemment, la propagation du virus du Nil occidental au Canada est attribuable en partie à la hausse des température, qui permet aux moustiques de survivre durant l’hiver.

Au Québec, le secteur du transport est la source la plus importante d’émission de gaz à effet de serre avec 40% du bilan. Aussi, les experts ont identifié l’utilisation de la voiture en milieu urbain comme l’une des grandes priorités pour réduire les émissions de ces gaz.

Ce que font les gouvernements
Les scientifiques évaluent qu’il faudrait réduire d’au moins 60% nos émissions de gaz à effet de serre afin d’éviter les scénarios les plus catastrophiques. En 1997, les gouvernements de 160 pays ont signé un accord à Kyoto, au Japon, qui prévoit une réduction moyenne des émissions de gaz à effet de serre de 5,2% d’ici 2012 en fonction des émissions de 1990. Le 16 décembre 2002, le premier ministre Jean Chrétien a officiellement signé le protocole de Kyoto, prouvant qu’il est techniquement et économiquement faisable de réduire notre impact sur ce phénomène désastreux. Des rédutions de 10 à 30% auraient même des effets positifs sur léconomie, comme la création d’emplois. Cette rectification est un bon pas dans la bonne direction, mais la bataille contre les changements climatiques est loin d’être gagnée. Sur le plan international, il manque toujours la signature de certains pays pour assurer l’entrée en vigueur du protocole. Quant au plan national, Ottawa doit maintenant s’entendre avec les provinces sur la mise en œuvre du traité. Ainsi, au lieu de diminuer, depuis 1990, les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 14%.

Autres problématiques reliées à la voiture

  • La vie d’une voiture a trois phases: la construction, l’utilisation et la mise au rancart. En faisant le bilan de l’énergie consommée pendant les trois phases, on s’aperçoit qu’entre 15 et 30% de cette énergie est attribuable à la phase de construction. Ainsi, même si nous n’utilisons jamais une voiture, le seul fait de la construire aura un impact sur la pollution de l’air et les changements climatiques.
  • Des milliers d’acres de terres, parmi les plus fertiles au Québec, sont recouverts d’asphalte au profit de la voiture et de l’étalement urbain. On évalue, par exemple, que pour chaque voiture il faut compter entre trois et cinq espaces de stationnement (un au travail, un à la maison, un au centre d’achat, etc.).
  • Au centre-ville de Montréal, 40% de l’espace est voué à l’automobile. Cet espace pourrait être utilisé pour construire des logements, accueillir des entreprises, aménager des espaces verts ou même construire des stationnements pour vélos!
  • La congestion routière, occasionnée par la multiplication des voitures, coûte très cher à tous les Québécois: perte de temps, frais de fonctionnement des véhicules et émissions polluantes. À Montréal, on évalue ce coût à plus de 750 millions de dollars par année. Pour les entreprises, les embouteillages occasionent des coûts de 600 M$/année.
  • Enfin, le bruit des voitures constitue une nuisance importante en milieu urbain; de plus en plus de médecins considèrent que le bruit est un facteur important qui affecte la santé humaine.

B-Les ingrédients du Cocktail transport

La famille urbaine

Est-ce possible d’élever des enfants et de devenir propriétaire sans fuir la ville? Oui! C’est ce qu’Éric et Nathalie ont fait. «On voulait absolument habiter en ville. On travaille tous les deux à Montréal et l’on aime beaucoup cette ville», affirment les parents de Marie et Maude. «Notre quartier est idéal pour une famille, poursuit Nathalie, les duplex et triplex ont tous une cour arrière et nous avons aussi un sous-sol, ce qui est très important pour la salle de jeux. Le soir, j'oublie très souvent de barrer la porte de la maison. C'est probablement parce que je me sens en sécurité dans mon quartier.

On connaît les petits marchands du coin et plusieurs voisins. On sait que plusieurs d’entre eux sont retraités et puisqu’ils nous connaissent, ça serait difficile pour des voleurs d'entrer par effraction sans être remarqué. Tout le monde veille un peu les uns sur les autres».

Nathalie et Éric ont fait le choix d’avoir une seule voiture, même s’ils travaillent tous les deux. «Le matin, Éric conduit chacun à destination en auto. Le soir, je reviens du travail en autobus et je passe chercher les enfants à l'école. Nous rentrons ensuite à pied, ce qui me fait faire au moins un peu d’exercice! Le soir, mon trajet me prend moins d’une heure. L’hiver, il suffit d’être bien habillé et le tour est joué!»

«Nous avons très peu de stress lié au transport, poursuit Éric, comme c'est le cas de plusieurs de nos collègues de travail qui vivent en banlieue et qui doivent constamment se demander si les ponts seront bloqués ou s'il va neiger. Le matin, nous nous levons à 7h00 et tout le monde est à l'heure à l'école ou au travail».

Éric Fraser, avocat
Nathalie Michaud, gestionnaire
Marie et Maude Fraser-Michaud, 5 et 9 ans

1. La location de voiture

Pour vous aider à faire un choix
Il est très simple de louer une voiture. En quelques minutes, le tout est réglé. Mais il faut préciser que les prix de location changent tous les jours (parfois même à l'heure!) chez la grande majorité des locateurs. Il faut donc magasiner un peu car en 24 heures, les prix peuvent varier de vingt dollars!

Si vous avez accès au service de Communauto (voir la section «Partage de voiture» ), utilisez-le! Il est beaucoup plus économique que la location. En comparaison, pour un samedi à une centaine de kilomètres de chez vous, la location vous coûtera plus de cinquante dollars, sans compter l'essence, tandis que le partage coûtera une quarantaine de dollars seulement. Et pour deux jours, l'économie dépasse largement les cinquante dollars… Pour ceux qui n’ont pas accès au partage de voiture, les informations qui suivent vous seront utiles.

Y aller selon vos besoins

Étape 1: Accessibilité
Trouvez les compagnies qui ont une succursale facile d'accès pour vous.

Étape 2: Assurance
Pensez à l’assurance. Si vous avez déjà une voiture, votre assurance peut couvrir la location, mais il faut vérifier avec votre assureur à quelles conditions. Votre carte de crédit peut aussi offrir ce genre de protection (carte d'Or ou voyageur par exemple). Si c'est le cas, le prix de location sera moins élevé puisqu'il ne comprendra pas d'assurance. Certaines compagnies offrent une assurance sans franchise, l'idéal pour ne pas avoir d'inquiétudes.

Étape 3: Aller-retour
Roulerez-vous beaucoup? Les locateurs offrent diverses formules, normalement avec un certain nombre de kilomètres inclus et un tarif fixe pour les kilomètres supplémentaires.

Étape 4: Appeler
Il ne vous reste qu'à téléphoner à deux ou trois compagnies qui répondent à vos besoins et à comparer les prix. Un petit cinq minutes qui pourrait vous faire économiser plus de vingt dollars par jour de location!

Au téléphone:
Vous n'avez qu'à demander le prix pour une voiture, taxes et assurance incluses. Le prix de base ne comprend habituellement pas l'assurance sans franchise ni le kilométrage illimité. Alors si vous désirez une de ces options, il faut le mentionner. Quand vous aurez fait votre choix, réservez votre voiture pour ne pas arriver sur place et qu'on vous dise qu'il n'y en a plus au prix convenu au téléphone!

Sur place:
Sachez que certaines entreprises offrent d’aller vous chercher à la maison ou au métro le plus près. Si vous vous rendez en vélo, la plupart accepteront de l’entreposer gratuitement pour la durée de votre location.

Vérifiez toujours l'état de la voiture avant de partir. Si elle est endommagée (égratignure, brûlure de cigarette, etc.) et que cela n'a pas été relevé, la compagnie pourrait vous faire payer pour les réparations (une assurance sans franchise vous évitera ces tracas). Prenez aussi en note le kilométrage inscrit au cadran au départ et à l'arrivée.

Et les petites compagnies?
En 1998, le magazine Protégez-Vous a fait une étude sur la location de voiture et en est arrivé à la conclusion que les petits locateurs offraient, au mieux, des prix comparables à ceux des plus grandes compagnies, mais pour des voitures parfois beaucoup plus âgées, en moins bon état et avec des conditions (franchise d'assurance, etc.) souvent désavantageuses.

Alors, pourquoi se compliquer la vie? Voyagez l'esprit léger, avec une voiture en bonne condition!

2. Le partage de voiture

Quoi?
Avant-gardiste, Communauto est la première et la seule entreprise à offrir un service de partage de voiture au Québec. Plus de 200 voitures, réparties dans 114 stationnements dans les régions de Montréal, Québec, Sherbrooke et Gatineau sont à la disposition de ses 4 000 abonnés.

Pourquoi?
Pour payer seulement quand vous utilisez la voiture, pour ne pas avoir à chercher de stationnement, pour ne pas vous inquiéter avec l'entretien, pour avoir l'esprit tranquille!

Où?
Québec et Sillery se partagent 35 stations de voitures appartenant à CommunAuto. Montréal en a un peu plus de 65, dans 9 quartiers, Sherbrooke, 7 et Gatineau, 3. Longueuil s'est ajoutée à la liste en 2003 et il y a d'autres projets dans l'air… Si vous habitez une de ces villes, informez-vous, un stationnement de Communauto se trouve peut-être au coin de votre rue!

Qui?
Hommes, femmes, fortunés ou non, les presque 2 000 abonnés que compte Communauto sont à l'image de la population générale des villes desservies.

Combien?
Pour devenir membre de Communauto il faut d’abord faire un dépôt de 500$, montant qui vous sera remis entièrement lorsque vous quitterez le service. La cotisation annuelle de base (si vous roulez moins de 1500 km par année) est de 35$. D'autres tarifs s'appliquent pour ceux et celles qui roulent plus de 1500 km par année, informez-vous.

Pour la location de voiture à proprement parler, vous recevrez une facture pour l'utilisation. Du mardi au jeudi à 1,50$ de l'heure (ou 15$ par jour) et du vendredi au lundi à 2$ de l'heure (ou 20$ par jour). À cela s'ajoute le coût associé au kilométrage: 0,28$ le km. Cette grille tarifaire comprend toutes les dépenses reliées à l'utilisation, essence comprise. Donc si vous devez faire le plein, vous remettez la facture à CommunAuto, qui vous remboursera.

En pratique, pour un trajet en semaine de deux heures et d'une vingtaine de kilomètres, il vous en coûtera moins de 9$ et pour une sortie de fin de semaine de huit heures, à une vingtaine de kilomètres de votre lieu de départ, un peu moins de 30$.

Il est aussi possible de louer une voiture pour plusieurs jours, à un prix très avantageux.

Par exemple, pour un voyage d'une fin de semaine de trois jours d'environ 1000 km, CommunAuto vous demandera 182,50$(avant taxes), soit 33,50$ x 3 x 0,07$ + 0,12$ pour l'exédent de 100 km (300 km par jour sont inclus au prix de base). Pour des renseignements, visitez le www. communauto.ca. Avec un locateur, il est à peu près impossible de trouver moins cher.

3. Le transport en commun et le taxi

Transport en commun
Saviez-vous que 50% des personnes qui se rendent au centre-ville de Montréal tous les jours empruntent les transports en commun? Médecins, étudiants, hommes ou femmes d’affaires et bien d’autres utilisent le transport en commun parce qu’il constitue le moyen le plus efficace de se déplacer dans un milieu urbain dense.

En autobus, en train ou en métro, on peut se divertir ou travailler: lire le journal ou un bon roman, écouter sa musique favorite sur un baladeur ou simplement jaser avec des amis. Le transport en commun, c’est aussi un endroit pour les rencontres imprévues qui font le charme de vivre en ville! Tout ça, sans le stress de conduire dans la circulation. Pourquoi prendre le volant quand on peut se faire reconduire?

Pour vous faciliter la vie, certaines société de transport en commun vous offrent un service d’information sur l’horaire des autobus. À Montréal, en plus d’un excellent site Web (http://www.stm.info), il y a un numéro de téléphone général (A-U-T-O-T-B-U-S, 288-6287) ainsi qu’un numéro avec répondeur automatisé pour obtenir l’horaire, et ce, pour chaque arrêt d’autobus. Alors, fini les attentes aux arrêts, vous pouvez désormais planifier à la minute près vos déplacements. Suffit, de noter le numéro Telbus de votre arrêt.

Taxi
Le taxi est un complément essentiel au transport en commun. Dans plusieurs villes, il constitue souvent le moyen privilégié de se déplacer. Pensez aux fameux taxis jaunes de New York ou aux rickshaws, ces vélos-taxis à trois roues avec un banc et un petit toit pour les passagers, que l’on retrouve par milliers au Bangladesh, en Inde et dans plusieurs pays d’Asie. Dans d’autres villes, comme à Washington DC, les taxis sont collectifs. Un chauffeur peut donc prendre trois résidents d’un quartier X et les reconduire chacun à la porte de leur résidence, ce qui revient moins chers pour les passagers et est plus profitable pour le chauffeur.

Au Québec, le taxi est sous-utilisé. On le perçoit souvent comme étant dispendieux. Pourtant, c’est le moyen le plus efficace pour se rendre à un endroit où le stationnement est rare ou cher ou pour terminer une soirée bien arrosée! Aussi, si l’on doit travailler tard, plusieurs employeurs paieront les frais de taxi pour le retour à la maison. Pour les travailleurs autonomes, il s’agit de dépenses déductibles d’impôt.

Le taxi est aussi un moyen de transport très rapide qui vous évite de déneiger la voiture ou de chercher un stationnement. De plus, les voies réservées pour autobus sont souvent accessibles aux taxis.

Coût du Cocktail maxi-taxi!
Faites le calcul! Pour le prix de conduire une voiture 18 000 km par année, une personne seule pourrait:

Acheter 12 cartes d’autobus à 61$ 732$
Louer une voiture une fin de semaine / mois et 3 semaines l’été 2278$
Prendre un taxi chaque jour de la semaine à 10$ la course 3650$
2 semaines de vacances au Québec pour boire de vrais Cocktails! 1400$
Placer 1000$ en REER! 1000$
Total 9060$

4. Le transport interurbain

Le train offre un excellent service pour le corridor Québec-Montréal-Ottawa-Toronto. Par ailleurs, la plupart des villes sont desservies par une entreprise d’autobus. Lorsqu’on voyage seul ou en couple, le coût de déplacement en train ou en autobus est souvent inférieur à celui d’un déplacement en voiture. En se basant sur le coût par kilomètre d’une automobile calculé par le CAA (50 cents), ce trajet de 550 kilomètres vous coûtera 275$. Ajoutez à cela qu’en prenant le train ou l’autobus, vous arriverez à destination frais et dispos: vous êtes donc doublement gagnant! De plus, comme il vous sera possible de travailler sur votre ordinateur portable, de lire ou de parler au téléphone, vous gagnerez du temps!

Aller-retour Montréal-Québec pour deux adultes (550 km)

Mode de transport
Conditions
Prix
Allo-stop
Aller simple 15$
30$
Autobus
Tarif régulier, taxes incluses
71$
Location de voiture
Pour 2 jours, tarif de CommunAuto incluant l’assurance, les taxes et l’essence
125$
Train
Tarif régulier (réserver 5 jours à l'avance) taxes incluses
87,42$
Voiture privée
Selon le CAA à 50 cents le km
275$

5. La marche, le vélo et le patin

«Si une amie ne m’avait pas convaincue d’aller voir les feux d’artifices en vélo, un soir d’été il y a quinze ans, je n’aurais sans doute jamais adopté cette façon si pratique de me déplacer. Je m’imaginais que pédaler de chez moi, à Notre-Dame-de-Grâce, au centre-ville serait long, difficile et compliqué. Les quartiers sur le trajet m’étaient inconnus. C’est seulement après l’avoir fait une fois que je me suis dit: c’est faisable et même amusant; je peux pédaler en ville!»

Jane Barr, consultante, Montréal

Pour beaucoup de gens, aller au travail à pied, à vélo ou en patins à roues alignées, c’est joindre l’utile à l’agréable. Le cyclisme, la marche et le patin sont aussi d’excellentes façons de garder la forme. Pensez-y, pourquoi passer une heure par jour dans une voiture et ensuite payer pour aller au centre de condition nement physique! Mieux vaut circuler à pied ou en vélo et faire d’une pierre deux coups! De plus, les gens qui se déplacent ainsi arrivent au travail de bonne humeur et pleins d’énergie.

La marche et le vélo sont les moyens de transport les plus économiques et les plus écologiques qui soient. En outre, ils sont parmi les plus efficaces pour des distances de moins de un ou deux kilomètres en ce qui concerne la marche et de moins de 8 kilomètres en ce qui a trait au vélo. Or, environ la moitié de nos déplacements sont de huit km ou moins. Sachez aussi qu’on peut aisément faire du vélo d’avril à octobre, dans la plupart des régions du Québec. Le froid ne pose pas de réel problème puisque l’exercice réchauffe le corps. C’est seulement la glace et la neige qui compliquent un peu les choses! L’hiver ou lors de grandes pluies, le taxi ou le transport en commun peuvent prendre la relève afin d’assurer votre mobilité.


Coût du Cocktail maxi-vélo!
Faites le calcul! Pour le prix de conduire une voiture 18 000 km par année, une personne seule pourrait:

Frais d’utilisation (entretien, amortissement, vêtements…) et achat d’un nouveau vélo 699$
Acheter 6 cartes CAM à 61$ et 12 billets par mois (pour 6 mois) 501$
Louer une voiture une fin de semaine par mois
et trois semaines l’été
2285$
Prendre le taxi 2 fois par semaine à 10$ la course 1040$
Passer deux semaines de vacances avec votre amoureux 3535$
Placer 600$ en REER 1000$
Total 9060$

Conseils pratiques pour le cycliste en ville

  • Le choix de la bicyclette est très important. Choisissez un vélo de ville ou un hybride et assurez-vous de bien ajuster le guidon et le siège.
  • Certains accessoires sont presque essentiels: un cadenas ou un antivol, un panier (un sac à dos est chaud et encombrant), une clochette et des garde-boue.
  • Si vous achetez un casque protecteur, des attaches pour les pantalons, des sacoches ou d’autres accessoires, choisissez ceux qui ont des réflecteurs intégrés.
  • Assurez-vous d’être très visible. La loi exige un réflecteur blanc à l’avant, un rouge à l’arrière et un jaune dans chaque roue. La nuit, votre bicyclette doit être munie de phares.
  • Laissez vos cuissards et maillots de course à la maison! Le vélo de ville ne nécessite pas de vêtements particuliers. Comme vous vous arrêterez régulièrement aux feux de circulation, et si vous pédalez à un rythme normal, la sueur ne devrait pas vous poser de problème, sauf les jours de canicule. Au Québec, on jouit d’un été relativement sec, donc le manteau de pluie sera rarement nécessaire. Pour les journées où le climat n’est pas de votre côté, vous pouvez aussi laisser un ou deux ensembles au bureau et porter vos cuissards pour le voyage. Enfin, certains employeurs installent des douches pour leurs employés-cyclistes ou pour ceux qui souhaitent faire de l’exercice pendant la journée.
  • Le trajet en vélo ne sera pas le même que le trajet en auto. Essayez de trouver des rues résidentielles parallèles aux artères principales. Même si cela nécessite un léger détour, votre parcours sera plus agréable et plus sécuritaire.

6. Les services de livraison

Si c’est la peur de revenir à la maison chargé comme un âne qui vous empêche de vendre votre voiture, rassurez-vous, il existe plusieurs solutions de rechange. Quiconque est passé par Montréal a déjà vu ces cyclistes-messagers ou de dépanneur qui ne reculent devant aucune tempête de neige pour livrer votre colis ou épicerie. Que ce soit en vélo ou autrement, la plupart des entreprises de vente au détail offrent un service de livraison: restaurants, épiceries, magasins de meubles, quincailleries, etc. Souvent le service est même gratuit. Enfin, pour les entreprises qui n’offrent pas de livraison, il y a toujours les taxis ou CommunAuto. Le cas échéant, vous pourrez demander un plus grand taxi ou louer un véhicule approprié à vos besoins (voiture, mini-fourgonnette, camion, etc.).

Un exemple éloquent
«Il y a plusieurs années, après mon divorce, j'ai eu le choix entre vendre ma voiture ou ma maison. Le choix n'a pas été trop difficile, surtout que je ne connaissais rien aux voitures et que chaque fois qu'un clignotant rouge s'allumait sur le tableau de bord, je me retrouvais au garage. J'ai réorganisé ma vie autour du transport en commun, de la livraison à domicile pour la commande et de la location de voiture pour les vacances d'été avec mes deux enfants. Et dans ces cas-là, tu as une voiture neuve, qui marche et qui a du gaz! Mon budget transport est donc passé de 6000$ par année à 2500$…

Plus tard, quand j'ai déménagé, mon premier critère a été d'avoir un accès rapide au métro. Ne pas avoir de voiture te fait penser autrement. Si au début ce n'était pas un choix écologique, aujourd'hui ce l'est devenu. Les gens se surprennent que je n'aie pas de voiture, me demandent si c'est parce que je n'ai pas d'argent! Je n'en veux plus, c'est tout. C'est incroyable que les gens se servent encore de leur voiture pour venir au centre-ville. Il y a un trafic fou, des problèmes de stationnement…

L'été, j'ai souvent des amis qui me demandent de garder leur voiture pendant leurs voyages, de la changer de côté de rue. Même là, je ne l'utilise presque jamais. Quand il fait beau, c'est bien plus intéressant de se promener à vélo et de découvrir la ville!»

Céline Charpentier, directrice

La famille écolo

Louise Lauzon - «Curieusement, même les plus militants s'achètent une voiture quand ils ont un enfant, sous prétexte que sinon la vie est trop compliquée. C'est faux!

La plupart du temps, dans le transport en commun, quelqu'un t'offre sa place. Avec une auto, tu es obligée de conduire, c'est stressant et tu ne peux même pas t'occuper de ton petit! Les déplacements sont aussi plus rapides, surtout l'été avec un vélo. Nous donnons régulièrement des rendez-vous à des amis qui ont une voiture et nous arrivons toujours plus rapidement qu'eux!

Nous avons aussi une remorque à vélo pour nos voyages. On y installe Aurélie avec ses jouets et on part. Dans l'année qui vient de passer, nous sommes allés en train dans le Vermont, que nous avons visité en vélo. Nous sommes aussi allés dans les Cantons de l'Est avec notre remorque et au Mont-Tremblant avec une voiture louée.

Puisque nous n'avons pas de voiture, nous avons la liberté d'utiliser le moyen de transport qui nous convient. Mais surtout, les économies que cela représente nous ont permis de nous acheter un triplex sur le Plateau, un rêve que nous n'aurions pas pu réaliser avec une voiture.»

Louise Lauzon, directrice de projet en énergies renouvelables
Jason Potts, consultant
Aurélie Lauzon-Potts, 3 ans

C-Le Cocktail d'exercices

1. Où habitez-vous?

L’endroit que vous choisissez d’habiter aura un impact déterminant sur vos besoins de transport. La proximité de votre travail ou de votre école est sans doute ce qu’il y a de plus important. Si vous pouvez utiliser le transport en commun, marcher ou pédaler pour vous rendre au travail, il sera plus facile de vous passer d’une voiture. La proximité des services sera également déterminante. Les villes étaient anciennement aménagées pour assurer une mixité des fonctions; sur une même rue, on retrouvait des résidences, des magasins et des services. Ce modèle, que l’on retrouve encore dans plusieurs quartiers des villes comme Montréal et Québec, favorise un style de vie sans voiture ou qui en minimise l’utilisation.
À l’inverse les nouvelles banlieues ont tendance à séparer les secteurs résidentiels, commerciaux et institutionnels. Résultat: pour acheter un litre de lait, il faut consommer un litre d’essence!

Nous vous proposons l’exercice suivant. Sur une carte de votre ville ou région, dessinez, à l’aide d’un compas, des cercles ayant votre maison comme centre. Ces cercles devraient représenter des distances que vous pouvez facilement marcher (0 à 2 km) ou pédaler
(0 à 10 km). Ensuite, identifiez à l’intérieur de ces cercles les endroits où vous devez vous rendre fréquemment comme votre travail, l’épicerie, le CLSC, la garderie ainsi que les stations de métro ou arrêts d’autobus. Il vous sera ensuite plus facile de décider si vous êtes en mesure de vous séparer de votre voiture. Si vous constatez qu’il vous est impossible de vous rendre quelque part sans voiture, peut-être devriez-vous envisager un déménagement vers une ville ou un quartier aménagé autrement.

Plusieurs personnes font le choix d’habiter en banlieue pour des raisons économiques. Les maisons y sont souvent moins chères qu’en ville. Par contre, si vous devez acheter une deuxième voiture, l’économie vient de fondre comme neige au soleil. En moyenne, une voiture coûte 710$ par mois à son utilisateur. Sans ce paiement mensuel, votre capacité d’achat d’une maison augmente en flèche. Faites le calcul avant d’acheter ou consulter un expert en financement. Peut-être que sans voiture, vous aurez la possibilité d’acheter la maison de vos rêves.

2. Quels sont vos besoins de transport?


Évaluez les distances et fréquences de vos déplacements réguliers (exemple: travail, chalet, parenté, amis, etc.) et cochez le ou les modes de transport les plus appropriés pour des déplacements de porte-à-porte. Outre la distance, prenez en considération: l’accessibilité du stationnement ou du transport en commun dans vos choix et donc le temps de marche dans les deux cas.

Pour imprimer l'exercice #1 (.pdf)

3. Quels est votre budget transport?

Budget annuel de transport
Avant de faire cet exercice

  • Évaluez vos besoins de déplacement pour une année
    (travail, école, vacances, magasinage, etc.)
  • Évaluez le nombre de km que vous avez à parcourir par année
    (la moyenne canadienne est de 18 000 km)

Pour imprimer l'exercice #2 (.pdf)

4. Avez-vous le temps d’avoir une voiture?


Budget temps
Si vous utilisez actuellement une voiture, l’efficacité et la vitesse de vos déplacements ne sont peut-être pas aussi grandes que vous l’imaginez. Faites l’exercice suivant afin de calculer la vitesse réelle de vos déplacements en voiture. Comparez vos résultats au vélo (10 à 20 km de l’heure) au transport en commun (10 à 20 km de l’heure) ou même à la marche (4 km de l’heure).

Pour faire cet exercice, vous devez connaître le nombre de kilomètres que vous parcourez par année.

Pour imprimer l'exercice #3 (.pdf)

 
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